Choisir son psychologue quand on est tourmenté

Avant-propos

Sujet du jour

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, on va voir un sujet qui me tient pas mal à cœur tant il est important : « Comment choisir le bon psychologue ? », en supposant que tu es dans la démarche de voir un psychologue de ton plein gré.
Et bien c’est à la fois simple et compliqué : il te faudra t’armer de patience et de bonne jugeote.
De la patience pourquoi ? Car tu ne tomberas sûrement pas sur LE (ou LA) psychologue qui te conviendra à 100% dès le début.
De la bonne jugeote pourquoi ? Car le problème majeur des gens qui vont voir un spécialiste en psychologie est qu’ils s’imposent des critères très bas. Je m’explique : si je vais mal je vais voir un spécialiste, si j’ai la foi je regarde un peu les avis à droite à gauche mais généralement je me lance dans la foulée sans trop savoir à quoi m’attendre. Une fois la séance qui se déroule, je remarque quelques éléments désagréables (temps de la séance très faible par exemple), mais je me contente de ces éléments désagréables car je ne vais pas bien. Je me dis également que c’est un spécialiste, que tous les psychologues sont les même, si je ne me plais pas ici avec ce psychologue, je n’aurais pas d’autres meilleurs choix avec des confrères.

Dépasser les préjugés

Eh bien, tout ceci est faux, chaque psychologue est UNIQUE, vu que bien évidemment ce sont avant tout des humains comme toi et moi ! Par conséquent, il va falloir remonter ces critères pour plusieurs raisons :
– le psychologue n’est pas encore pris en charge par la Sécurité Sociale (à l’inverse des psychiatres) du coup payer en moyenne 60 euros par séance peut s’avérer vite contraignant si en plus cela devient une épine dans le pied en plus alors qu’à la base on venait pour en retirer.
– Tu es là pour aller mieux, tu te dois donc d’être exigeant sur la qualité de ta séance.
Cet article est donc fait pour trouver son psychologue attitré, celui qu’on recommanderait directement sans hésiter à ses proches en cas de pépin.

Voici donc ma liste personnelle de critères dont je juge importants et fondamentaux pour aller les yeux fermés voir son psychologue.

Pour quelle raison j’y vais ?

Premier critère très important et même la base de tout, savoir pourquoi je veux consulter un psychologue.
A savoir : n’importe quelle raison est valable pour voir un psychologue, cela peut aller d’une phrase que j’ai mal digérée, j’aimerais qu’on m’aide à la surmonter (cela peut nécessiter une seule séance) à la grosse dépression de toute une vie (qui nécessite une séance tous les mois voire toutes les deux semaines pendant X années).
N’aies aucune crainte à y aller pour une raison que tu juges stupide : aucun jugement ne sera fait par ton psychologue, qui pourra t’apporter une réponse adaptée à ton besoin. Et c’est parfaitement ce premier contact qui te permettra de savoir si c’est un professionnel ou non.

Qualifié ou pas qualifié ?

Cela peut paraître absurde, mais certains psychologues n’ont pas de diplômes en la matière. En effet, le métier de psychologue est ouvert à tous, et c’est là qu’il faut faire attention : toujours se renseigner sur les qualifications de son thérapeute. Il faut également voir si le thérapeute intervient dans le domaine dont tu veux parler (le domaine de l’addiction par exemple n’est pas proposé par tous)

Le secret professionnel

Un point important à respecter par les psychologues, c’est le secret professionnel. Tout thérapeute se doit de respecter la confidentialité des propos que se sont échangés le professionnel et le patient. C’est la base de toute bonne thérapie saine. Si tu penses que ton psy ne respecte pas ce critère, fuis ! N’importe quel psychologue compétent respecte généralement ce principe, mais on ne sait jamais !

L’écoute du psychologue

Ne pas se berner en pensant que je suis écouté par le professionnel vu que j’ai payé : certains psychologues profitent du fait que le métier est accessible à tous même sans diplôme certains sont sans scrupules, regardant leur téléphone pendant que tu parles : inadmissible !

Choisis le psychologue en qui tu te sens vraiment écouter !

Rester dans le professionnalisme

Une des causes majeurs de non résolution du mal-être d’un patient est le fait de réaliser un TRANSFERT sur son thérapeute. Tomber amoureux de sa psy canon ou prendre des séances de son psy beau-gosse dans l’espoir d’avoir une aventure avec lui est à BANNIR.
Si tu penses que tu es en train de t’attacher à ton thérapeute, parles-en avec lui, si cela ne peut être résolu et ta thérapie en est bouleversé à jamais à chaque fois que tu le vois, changes-en !

Le temps consacré à la séance

Tout d’abord, j’estime qu’une bonne séance se déroule dans une durée comprise entre 40 minutes et 1h.
En-dessous, on n’avance pas, au-dessus, on se crame les méninges et on n’arrive plus à réfléchir correctement.

Pourquoi ?

Il faut prendre en compte plusieurs paramètres lors de la séance : l’avant, le pendant et l’après.

L’avant

L’avant se caractérise du passage de la porte, jusqu’au début de la séance à proprement parlé (« Je vous écoute »)
Il peut se passer de longues précieuses minutes dans cette étape (salutations, prise de nouvelles, anecdotes hors-sujets, événements extérieurs, etc.)
Il faut que tu regardes si ton thérapeute te décompte le temps de cette étape ou alors il ne prend en compte qu’à partir du début de la séance ! C’est très important car 40 min – 1 h va très vite, si on perds déjà du temps sans avoir évoqué ses problèmes, c’est injuste !
Par contre attention cela va des deux côtés : si tu forces la main à parler d’autre choses et que le thérapeute t’invite plusieurs fois à commencer la séance et que tu refuses encore, tu peux ne t’en prendre qu’à toi. Il a quand même d’autres rendez-vous à honorer, il ne peut pas te consacrer 2h sur un rendez-vous d’1h, cela ne se fait pas auprès des autres ! 🙂

Le pendant

Le pendant se caractérise par un classique « Je vous écoute » jusqu’au « On va s’arrêter là si vous le voulez bien ». Retiens bien ces deux phrases (qui peuvent différer mais globalement c’est la même idée). Si tu entends la première phrase, c’est que la séance commence. Pareil pour la deuxième phrase, c’est un indicateur que la séance est finie, que le temps est écoulé.
Maintenant, certains thérapeutes « dépassent » ce temps dans les cas où le patient ait beaucoup de sujets à évoquer, ce n’est pas obligatoire par le psychologue, mais cela est un bon point « plus » pour savoir si ton psy a de l’empathie !

L’après

L’après se caractérise généralement par une prise de rendez-vous pour une prochaine séance. Un bon psychologue te demanderait si tu veux reprendre une séance tout de suite avec lui ou alors le recontacter plus tard pour déterminer le jour de ta séance.
Le psychologue mal intentionné, à l’inverse, ne te demande même pas si tu veux reprendre une séance, mais te force le choix : « Bon à la semaine prochaine même heure ok ? »

Pouvoir tout dire avec son thérapeute

Mis à part la prise de rendez-vous, cela peut également être un bilan de cette séance, savoir quels points on aimerait améliorer la prochaine fois, et également clarifier les choses : je me suis déjà entretenu avec ma psychologue pour lui dire que je ressentais un favoritisme auprès des autres patients, je sentais que j’étais lésé au niveau du temps. Ma psychologue m’a calmement désamorcé en me disant que si je me sentais lésé, c’était peut-être vrai, mais m’a expliqué et démontré par A+B que mes propos étaient infondés. N’hésite surtout pas à TOUT dire à ton thérapeute, si à un moment tu ressens un malaise entre lui et toi, dis-lui tout simplement !

« Il vaut mieux crever l’abcès plutôt qu’en mourir »

Homme ou femme ?

Directement découlant du critère précédent, parfois on n’est pas à l’aise en parlant avec une femme si on est un homme et vice versa. Il peut même arriver que quelqu’un du même sexe n’a pas la même empathie et sera moins compréhensif que le sexe opposé.
Il faut vraiment se poser la question si tu es à l’aise avec un genre ou les deux. On peut parfois se dire que cela n’a pas d’importance, mais crois-moi, si tu veux parler par exemple de problèmes amoureux sur une femme qui te plaît mais que tu n’arrives pas à décrypter ses messages, il vaut mieux l’avis d’expert d’une femme qui est bien placée plutôt qu’un homme qui n’en sait pas plus que toi !

La fréquence des séances

Selon moi, une séance doit être espacée de minimum 10 jours. Attendre ce délai te permet de réfléchir inconsciemment sur les échanges que tu as eus avec ton thérapeute, pouvoir cogiter là-dessus efficacement.
Tu pourras appliquer les conseils de ton psy et récolter les réactions.
Cela te permettra également de vivre ta vie avec des rebondissements et des événements qui agrémenteront ta prochaine séance. En effet, si tu attends peu de temps entre chaque séance, tu n’auras pas assez de recul, tu n’auras pas grand-chose à lui raconter et ce sera une perte de temps.

Parles-en avec ton thérapeute de la fréquence des séances, ce qui conviendrait.

Généralement, au fil des séances, la fréquence va diminuer, tu vas passer de tous les 10 jours à 15 jours, 3 semaines, tous les mois, tous les deux mois, etc.
Tout cela se base selon ton besoin et ton ressenti.

Le moyen de prendre les rendez-vous

Trouver un moyen pratique d’échanger avec ton psychologue.
– Certains sont sur Doctolib (plateforme de réservation en direct), ce qui te permet de savoir les disponibilités directement de ton thérapeute,
– D’autres ont un numéro de portable consacré aux patients
○ Avantage : pouvoir annuler un rendez-vous « humainement » mais également pouvoir poser quelques questions sans prendre forcément une séance => ATTENTION : je dis bien quelques questions pas faire une séance complète gratuite avec le thérapeute, ça c’est le bon moyen pour se faire radier des patients !
– Juste après la séance : moyen classique de prendre tes rendez-vous si tu sais quand tu vas revenir et tes disponibilités.

La qualité des échanges avec le psychologue

Déterminer si les échanges que tu as avec ton thérapeute te fait avancer, si tu penses que tu t’améliores dans les points que tu voulais aborder et qui te faisaient défauts.
Attention : cela ne veut pas dire que tu avances ÉNORMÉMENT et très vite, selon les cas cela peut prendre du temps de débloquer certains points. Seulement, demandes-toi si le psychologue te paraît compétent dans son domaine et s’il peut au fil des séances te permettre d’améliorer et de résoudre tes problèmes.

Il faut maintenir un équilibre entre « Je veux tout tout de suite » et « Cela fait 10 séances j’en suis au même point qu’au départ ».

Dans le même ordre d’idées, regarde si le psy te relance quand il y a des blancs lors de vos discussions. Si vous vous retrouvez tout le reste de la séance à vous regarder dans le blanc des yeux, c’est qu’il y a un problème ! (un blanc de 5 min est acceptable car cela permet de faire une introspection sur toi-même et de trouver la solution)

Le prix

Oui je sais, généralement on met le prix au-dessus de tout, on est dans une société qui cherche à tout prix le moins cher.
Eh bien cette fois-ci c’est différent, on va appliquer un prix psychologique : jusqu’à combien j’estime que le prix est acceptable – une fois que tous les critères au-dessus correspondent – combien je suis prêt à donner chaque séance pour résoudre mes problèmes.

« Guérir ta vie » mérite quel prix ?

J’en ai encore besoin ?

Il faut bien s’arrêter un jour, et pour cela rien de mieux que de faire des bilans et des rétrospectives sur tout le chemin que tu as accompli. Parfois, le psychologue te dit de lui-même que le problème a été résolu et que par conséquent si tu n’as rien d’autre à résoudre, tu n’as pas vraiment besoin de prendre une autre séance.
Seulement, cela n’arrive pas tout le temps et il faut que tu tranches toi-même. Pose toi la question : « Est-ce que je me sens soulagé par rapport à ma toute première séance ? », si la réponse est oui, tu es maintenant libre d’arrêter les séances avec ton thérapeute.
Ne culpabilise pas par rapport au fait qu’il t’ait rendu service et que si tu arrêtes de venir, cela va lui faire de la peine.
Le thérapeute a d’autres patients et dis-toi que tu rendrais service à ton tour de libérer un créneau pour un nouveau patient.

Une fois que tu es guéri, tu peux arrêter la thérapie !

Conclusion

Enfin libre !

Si tu arrives à la fin de cet article, tu as les clés en main pour choisir efficacement ton thérapeute. Alors oui, cela peut prendre du temps à déterminer parfaitement celui ou celle qui te correspondra parfaitement. Sache une seule chose : c’est en essayant et en réessayant qu’on s’approche de la perfection.

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