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Réseaux sociaux : Dangers sur la jeunesse ou sur l’humanité en général ?

Jeunes et réseaux sociaux

 

On parle de plus en plus de l’impact et des dangers de s’exposer sur les réseaux sociaux. Beaucoup de scandales partent des réseaux sociaux, et les médias et la société mettent en lumière souvent le côté « ravageur » sur les jeunes. On y décrit des jeunes trop « influençables » et on parle de jeunesse qui devient de pire en pire au fil des générations avec ces réseaux sociaux. Qu’en est-il réellement ? C’est ce que je te propose de voir dans cet article.

 

Contexte

Filtre à la réalité

Au commencement de cette nouvelle décennie des années 20, nous perdons de plus en plus espoir en la jeunesse. Les médias n’arrêtent pas de décrier la « superficialité » des plus jeunes d’entre nous. On leur donne une casquette d’irréfléchi, d’inconscient et souvent même de cruels entre eux. A l’instar de pertes des valeurs éducationnelles, du développement exponentiel d’harcèlements au collège ainsi que de suicides en masse à cause d’un acharnement sur les réseaux sociaux. Est-ce pourtant la vérité absolue ? Mais est-ce que ce ne serait pas regarder le problème qu’avec la partie émergée de l’iceberg ? Ou même si on devait moderniser cette expression avec les réseaux sociaux : Est-ce que ce ne serait pas regarder le problème avec un filtre ?

 

Les jeunes ne sont pas les seuls à être influençables

 

Bien qu’on dise que l’enfant est né avec une réalité déformée à cause des réseaux sociaux et que du coup il est super influençable, il n’est pas le seul à subir ce problème.

En effet, combien de scandales ont éclaté à cause d’un manque de contexte ? (citons le plus grand des scandales créé par les journalistes avec les fake news)

Tout le monde est touché par la superficialité des réseaux sociaux. Nous sommes surexposés par un symbole de « perfection » qui n’est pas réel. Ce n’est que de la poudre aux yeux et il est très difficile d’y voir clair devant un tel brouillard de tromperie.

Les individus s’engrainent entre eux en montrant les plus belles parties de leur corps, sous un angle avantageux. Les réseaux sociaux deviennent le « 11e art » : l’art de tromper la vérité. N’importe quelle personne peut devenir ce qu’elle veut, s’inventer une vie et faire croire à tous n’importe quoi.

Mais dis-moi, ça ne nous rappellerait pas quelque chose qui s’est passé il y a peu de temps ?

Australie intox

Le problème majeur des réseaux sociaux, c’est qu’on ne montre que ce qu’on veut montrer. En théorie, pour la vie privée c’est génial, cela voudrait dire que chacun est libre de mettre sa vie au degré d’implication qu’il souhaite.

La pression des réseaux sociaux ou la concurrence du buzz

Pression des réseaux sociaux

Parfait, maintenant en relisant la première phrase du dernier paragraphe, trouvons l’erreur de l’utilisation des réseaux sociaux : « on ne montre que ce qu’on veut montrer » devient « on montre ce qu’on veut montrer », et c’est là toute la clé du problème.

A la fois, on touche à la vie privée des autres en filmant sans l’autorisation de la personne (phénomène Périscope) et d’un autre côté on crée des complexes majeurs (anorexie, grossophobie, racisme, haine envers l’autre vs nombre de likes pour se sentir exister)

Tout cela pousse à une pression malsaine et à une sorte de paranoïa envers les autres :

«

– Ne poste pas ça sur les réseaux stp !

  • D’accord, mais tu vas devoir faire quelque chose d’humiliant en échange..

La personne s’exécute par dépit. Une vidéo de la chose humiliante est postée sur les réseaux sociaux, la situation est devenue pire qu’au départ. »

La liberté de l’autre n’est plus respectée et voilà où un encadrement serait nécessaire.

Souviens-toi de ce précepte :

La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. – John Stuart Mill

On ne pense même plus aux conséquences de nos actes sur l’autre. La moquerie est devenue plus salvatrice que le respect. L’harcèlement est confondu avec le rire, « je ne faisais que rigoler ».

Quelque part, ce n’est pas tant la génération d’aujourd’hui qui est à incriminer. Ce sont les réseaux sociaux qui poussent l’individu à agir en fonction d’une « communauté virtuelle » juste pour récolter un nombre de likes. C’est limite devenu une concurrence : celui qui humiliera le plus une personne deviendra le roi des influenceurs.

Les réseaux sociaux : mauvaise influence ou mauvaise utilisation ?

Mauvaise influence réseaux sociaux

A la toute base, les réseaux sociaux se voulaient « l’outil qui rapproche les gens du monde entier ». On voit bien que ce n’est pas la vision qu’on peut avoir maintenant et que c’est même l’inverse qui se produit : les gens ne se voient plus en vrai, parlent en général pour déverser leur haine sous couvert d’anonymat et l’individualisme n’a jamais été aussi fort.

Mais quelle est la raison de tout ça ?

Si on dit souvent que les réseaux sociaux sont une mauvaise influence, c’est pourtant une mauvaise conception du problème.

Les réseaux sociaux ne sont que des outils mis à disposition, c’est l’utilisateur et la communauté qui les façonnent en lieux de torture.

Il ne faut donc pas jeter forcément la pierre aux réseaux sociaux. Instagram est même en train d’essayer de résoudre ces problèmes, en ayant initié le retrait des likes.

Mais, cela aura-t-il un effet curateur sur l’utilisation faite des réseaux sociaux ? J’en doute fort.

C’est comme pour tout, on a pris l’habitude de régler les conséquences du problème au lieu de réparer les causes.

Les conséquences, ce sont les problèmes que j’ai cités précédemment : dépression, anxiété, anorexie, grossophobie, individualisme, harcèlement, etc.

Les causes, elles sont plus profondes mais pas forcément dures à déceler :

  • Détournement du but initial des réseaux sociaux (rassembler) pour un but commercial (payer des influenceurs pour faire consommer les abonnés et leur imposer un mode de vie)
  • Culture de la haine libre, sans contrôle
  • Accès aux réseaux sociaux très tôt sans suivi derrière

Pour soigner une hémorragie, il faut faire un garrot pas juste apposer un pansement tous les jours.

Laisser les enfants en bas âge avoir accès aux réseaux sociaux

Enfants et internet

Je voulais revenir sur cette dernière cause évoquée car elle constitue un axe d’amélioration majeure si on veut résoudre pour de bon le problème des réseaux sociaux.

On voit de plus en plus de parents laisser leur téléphone à leurs enfants, jusqu’à même leur en acheter un très jeune (7-8 ans). (Si ce n’est qu’un téléphone qui ne peut que juste appeler, sans la possibilité d’avoir des applications, à la limite je peux comprendre, pour la sécurité de l’enfant et rassurer les parents)

La raison majeure évoquée par les parents pour se justifier de ce don hâtif de téléphone est celle-ci : « S’il n’a pas ce téléphone, il sera exclu par ses copains de sa classe ».

Ce à quoi je contre-argumente par :

Arrêtons d’associer obligatoirement Education avec Amitiés

  • L’enfant peut être sociabilisé par des activités extérieures à l’école,
  • Il doit découvrir des passions qui lui font gagner confiance en lui et ses capacités

Résultat : le fait d’être soi-disant exclu ne l’atteindra même pas, car il saura que si on le traite comme ça, ses amitiés avec ceux qui l’exclut auraient été superficielles.

Également pour appuyer ces contre-arguments, je tenais à te dire oh combien les amitiés sont parfois hypocrites : je pensais avoir de sacrés amis au collège, on passait le plus clair de notre temps à bien s’entendre et à rigoler. Seulement, je n’ai jamais été invité par ces soi-disant amis, ils faisaient leur soirée entre eux, je n’étais donc rien pour eux, seulement quelqu’un de sympa JUSTE à l’école, ça s’arrête là.

 

Arrêtons également de choisir la facilité

  • Prenons le temps d’accompagner son enfant dans son combat: la majorité des enfants ont subi ou subiront un traumatisme et n’osent jamais en parler. Rassurer l’enfant pour qu’il en parle est nécessaire afin de consolider son mental et éviter les cas extrêmes de dérive. Après tout, le cerveau de ton enfant n’est pas développé à 100%, autant partir sur de bonnes bases non ?
  • Si le choix du téléphone est avéré (peut être que d’ici 20 ans ça deviendra la norme) : ne laisse jamais ton enfant découvrir tout seul Internet. Tu dois lui expliquer comment fonctionne internet, ses limites et ses dangers, lui faire comprendre qu’il ne faut pas faire confiance à tout. C’est comme si tu laissais ton enfant de 7-8 ans dans un pays étranger tout seul : combien de temps lui donnes-tu à vivre? Réfléchis à cela la prochaine fois que tu te poses la question de quoi faire pour aider ton enfant à s’épanouir sur Internet.
  • La pédagogie ne veut pas dire la tyrannie: imposer des limites est nécessaire (par exemple moins de 2h d’écran par jour au début) mais être trop sévère peut se retourner contre toi (l’enfant utilisera tous les moyens possibles et inimaginables pour contourner les règles car il se sentira lésé)

Résultat : la communication doit revenir au cœur de la relation parent-enfant. Beaucoup de parents laissent leur enfant voguer sur Internet, leur laisse faire ce qu’ils veulent sous forme de caprice. La raison est qu’il est plus facile de céder que de tenir bon. Mais à quel prix ?

Ton enfant est un investissement pour le futur. Arrose-le d’eau (d’amour) et il germera tout au long de sa vie. Inonde-le d’eau (caprices) et l’enfant se noiera en quelques années.

Conclusion

Quoi décider au final ?

Tout ça pour dire quoi au final ? Bannir les réseaux sociaux ? Ce serait une erreur. Interdire les réseaux sociaux aux jeunes ? Une autre erreur.

Alors quoi ? Revenir à une éducation saine et surtout adaptée à notre époque. Les conseils des générations précédentes ont expiré à 90% et il faut renouveler toute son éducation. On ne peut pas éduquer un enfant qui a vécu avec Internet, la rapidité incroyable de tout, la technologie avancée en se calquant avec une éducation d’enfants qui auraient vécu dans les années 60.

Au final, on le voit bien en ce moment que plagier ce n’est jamais plaisant et que ça crée des scandales (#copycomic), pourquoi alors le faire sur ses propres enfants ? ?

Ps : Tu te demandes sûrement quels conseils des générations précédentes restent dans les 10% toujours valables : L’AMOUR est toujours une valeur pérenne et indémodable.

Fais du bien autour de toi et le bonheur se démultipliera.

 

Si tu as déjà été victime des réseaux sociaux ou si tu souhaites en parler et donner ton avis, n’hésite pas à t’inscrire sur Psybienetre (en cliquant sur l’onglet « Se connecter sur Psybienetre » ou via ce lien et à t’exprimer sur le nouveau forum de Psybienetre !

 

 

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